... sur Monsieur FILLION, car nous sommes au coeur d'un problème très important qui émerge suite à son élection à la primaire de droite ( 2,6 millions de voix de droite sur 34 de français votants soit seulement 7 % du corps électoral ).

UN CATHOLIQUE peut-il être LIBERAL ? ( voir ci-dessous l'article très intéressant de François REYNAERT ). Ci-dessous je ne fais que reprendre son argumentation avec mes mots.

Je répond NON et deux fois NON, car le libéralisme a toujours prôné et porté au pinacle de la réussite le capitalisme sauvage qui est aux antipodes de la Doctrine Sociale de l'Eglise.

Depuis LEON XIII et son encyclique " RERUM NOVARUM " de 1891 qui, jusqu'à nos jours  ( sauf une mise en sommeil sous PIE X un pape éminemment conservateur, mais qui a dû en 1905 faire face à la confiscation des biens de l'église ) n'a jamais été abandonnée par les pontifes successifs.

Elle enseigne,  " le partage des richesses, soutenu par une action nécessaire de l'Etat en promulguant des lois sociales appropriées " !

Fermé le ban, l'on ne peut être plus CLAIR.

Tous les catholiques qui suivent ce candidat font fausse route. Les arguties qui vont tenter de séparer le libéralisme politique de celui économique ne sont que tromperies et mensonges.

Cette encyclique ne dénonce pas la possession et la jouissance de richesses mais elle indique sans ambiguïté que l'Etat doit avoir une grande capacité de régulation et de répartition juste.

C'est bien ce pouvoir régalien là que dénonce avec force Mr FILLION. La ligne de fracture entre un catholique et ce politicien est ici.

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