En lisant dans une gazette régionale " LE PROGRES " je suis allé sur la page de ma ville natale FEURS et j'ai découvert avec stupeur et colère que 6 ans après l'accident industriel qui avait fait 2 morts le procès n'est toujours pas terminé et les industriels responsables, bien que condamnés, en sont à leur 12ème recours !

Alors je m'indigne, quand des cadres d'Air France sont séquestrés et leurs chemises simplement déchirées , le MEDEF ose parler de VIOLENCES SOCIALES inadmissibles.

Alors je m'indigne, quand les soutiens et amis des familles sont obligés de faire la quête dans la ville et organiser des buffets et spectacles de solidarité  pour payer les 20 000€ de frais d'avocats.

Où est la violence sociale  ?

Je suis profondément et personnellement touché par cet article pour plusieurs raisons :

  • J'ai bien connu JACQUES une des victimes qui pendant de nombreuses années, quand enfant il est venait en colonie de vacances à LA JOIE DE VIVRE dans les monts du Forez.
  • C'est l'usine où mon père a fait toute sa carrière de mécanicien et plusieurs fois frôlé les mêmes dangers dans les mêmes circonstances !
  • C'est aussi la même petite ville qui en 1967 s'est mobilisée pour venir en aide matériellement et moralement à ma famille, victime d'une grave explosion de gaz dans son appartement due à des travaux de voirie très mal exécutés.Nous avions attendu 6 ans le jugement du tribunal et la condamnation de l'entreprise !

Je ne vois pas beaucoup de changements 50 ans après. La VIOLENCE SOCIALE du monde de l'entreprise et du patronat est toujours aussi puissante et la solidarité des petites gens et du monde ouvrier toujours aussi FORTE.

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