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- La vérité n'est pas toujours bonne à dire...
- La vérité sort de la bouche des enfants...
- Il ment comme un arracheur de dents...
- Il n'y a que la vérité qui compte...
- La vérité vraie...
- La queue du rat lui sortirait de la bouche...
- En vérité je vous le dis...
- Lui dire ses quatre vérités...
- Il ment comme il respire...
- Il n' y a que la vérité qui vexe...
- La vérité si je mens...
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C'est l' association HANDICAP INTERNATIONAL qui ouvre la série des plans sociaux qui vont inéluctablement avoir lieu dans le secteur associatif et fédératif de notre pays. C'est 48
personnes sur 292, soit 17% des effectifs et 3 millions de déficit prévisible !
La première des causes est bien connue, c'est la diminution drastique des interventions institutionnelles. Il y a
certainement, comme dans toutes les autres associations, des causes structurelles et très périphériques qu'il serait beaucoup trop long de développer dans ce " post ".
D'autres vont suivre dans les mois qui viennent. Déjà un grand nombre de ces structures procédaient depuis quelques années au gré des changements politiques ( qui rythment la hauteur
des subventions accordées ) à des micro- licenciements sur l'hexagone. C'était une façon très discrète de réduire la voilure, car il est très inconvenant dans le secteur
associatif de " dégraisser " par des licenciements massifs, sauf séisme !
Cependant on peut identifier deux grands problèmes profonds qui vont conduire ces grands bateaux de l'éducation populaire, de
l'humanitaire, du sport et de l'économie sociale à se séparer d'un grand nombre de salariés.
- L'abandon progressif du projet philosophique qui a conduit à la rupture avec la base des militants.
- La gouvernance technocratique aggravée par le mimétisme exercé par les entreprises du secteur marchand.
Constats : Au début du siècle dernier, ces associations nationales ont mis en place une structure fédérative et
embauché comme on le disait à l'époque des " permanents ". Ces salariés militants avaient pour tâche de créer des services et des animations au profit unique du
socle associatif qui croissait et qui réclamait une logistique pour le soutenir et le consolider. Cette base, avec des subventions nationales, régionales et
départementales, devait assurer le financement de cette structure associative.
Mais dès l'arrivée des actions de formation, animation, logistique, d'abord pour les adhérents, puis pour un large public, le ver mercantile a été introduit dans le
fruit. Un produit à la vente apparaissait et très vite " les permanents " pouvaient compter sur des recettes marchandes.
La techno-structure est apparue et le besoin de la financer avec. Le ré-équilibrage budgétaire était en route et la part militante décrut rapidement pour ne représenter qu'un
pourcentage ridicule. Bientôt un des seuls soucis fut de financer la techno-structure et la diversification des " produits
" apparut avec son cortège de nocivités ( abandon du projet car il fallait vendre à tout le monde, produits inadaptés pour la base associative, erreurs de stratégie sur
des marchés détenus par le secteur marchand, etc.. )
Conséquences : Très vite dans les dernières années du 20ème siècle, il fut de bon ton de la part des conseils
d'administration de ces fédérations de jeter aux orties les directions à culture maison et les directions formées par des cadres militants qui soutenaient à bout de bras le projet finalisé,
pour embaucher de jeunes cadres ayant fait soit une école de commerce soit Sciences Po ou passés par une entreprise du CAC 40.
" Il fallait impérativement remettre de l'ordre dans les finances, rationaliser les coûts et monter un organigramme de
direction opérationel qui devait - booster - et dépoussiérer la maison, afin qu'avec des finances saines le projet philosophique puisse vivre ! "
Voilà le credo des administrateurs de l'époque, d'ailleurs toujours en vigueur à l'heure actuelle.
C'est ici que l'erreur fatale se situe !
Dès lors, les associations entraient dans le secteur marchand, qui chacun le sait est impitoyable, il devenait évident que ce secteur allait être
SOUMIS aux mêmes contraintes, obligations et devoirs que les entreprises commerciales.
L'on a bien essayé de faire croire en inventant un jargon post soixante huitard que c'était des " entreprises à caractère social, que l'on faisait partie de l'économie
sociale et solidaire, que l'on était inscrit dans le secteur intermédiaire " , rien n' y fit !
Le banquier restait un banquier, l'URSSAF un organisme de recouvrement, le fisc demeurait en embuscade et le marketing une façon de vendre pure et dure. Sans parler ici
des contraintes règlementaires de tous ordres qui feront toujours le bonheur financier des organismes de contôle.
A cela sont venus s'ajouter quatre autres facteurs aggravants :
- La base associative détruite n'était plus là pour recruter au nom du projet, les troupes et adhérents nécessaires pour assurer une solidarité financière du projet .
- Les financeurs institutionnels qui avaient pris l'habitude de recevoir des bilans et comptes d'exploitation excédentaires de la part des
directions zêlées voulant montrer leur capacité de gestionnaire ont très vite fait savoir que la bonne santé des associations leur permettaient maintenant de diminuer très sensiblement
leur manne.
- Les salariés militants ayant disparus, l'on ne pouvait plus compter sur eux pour les sacrifices " maison ".
- La crise financière puis sociale a entamé lourdement le pouvoir d'achat des participants, devenus au fil des années des CLIENTS comme les autres, soucieux
du meilleur rapport qualité -prix.
La descente aux enfers va continuer pour certains et commencer pour d'autres.
Il ne fallait pas se laisser entraîner par les sirènes du libéralisme en faillite aujourd'hui et entrer tête baissée dans le secteur marchand qui n' a
fait que détruire le projet philosophique, les bases associatives et le salariat militant.
Nous aurions dû nous battre pour défendre un secteur qui a besoin sans cesse et toujours plus de financement de la collectivité et du privé et refuser
farouchement de croire à notre pseudo rentabilité et laisser les gestionnaires de HEC et des grandes écoles aux entreprises du CAC
40.
Le secteur a perdu son âme dans ce libéralisme non régulé, car on ne peut pas soutenir que l'homme quoiqu'en pense certain "est une
marchandise comme les autres " .
REYNAUD André
Il y a à mon sens 3 origines possibles à l'existence actuelle des colos:
- la prise en charge d'enfants désoeuvrés pendant leurs vacances,
- la prise en charge d'enfants dans le cadre d'une coéducation complémentaire à la famille et l'école, fondement de l'éducation populaire,
- la vente de séjours de vacances dans le but d'en gagner de l'argent.
Même si ces catégories sont un peu simplistes par simplification, elles sont assez pertinentes pour constater que des objectifs tellement différents ne peuvent avoir les mêmes règles.
A vocation sociale, conditions sociales. A vocation éducative, conditions éducatives et à vocation commerciale, conditions commerciales.
Tout ceci me parait simple et serait facile à mettre en place si les uns et les autres ne trichaient pas tout le temps:
Les commerçants qui tentent de se présenter comme ayant une vocation sociale, les vocations sociales qui veulent en faire de l'argent pour trouver des emplois, les grosses associations qui n'ont de cesse que de singer les administrations avec leurs présidents, secrétaires généraux, cabinets et voitures de fonction, etc...
Le terme d'engagement étant le même quand on engage un salarié contre de l'argent (salaire) et quand quelqu'un s'engage dans une action sociale bénévole, tout est prêt à confusion. Et quand les intéressés ne sont pas capables de mettre de l'ordre chez eux, l'administration les mettra au pas. C'est ce qui se fait: tout le monde dans le rang.
Pour en rester à l'UFCV, non, nous n'avons plus tous les mêmes valeurs. Et quand on organise des activités séductrices dans le seul but d'avoir des clients, ça s'appelle du commerce. Surtout lorsque la démagogie se cache derrière la pédagogie. Et la vocation du commerce étant de faire de la marge, celle-ci se faisant par des recettes diminuées des dépenses, toute économie y contribue. A ceux-là, pas de conditions spéciales. Le droit commun. Comme le club Med.
La notion éducative de communauté de vie avec sa pédagogie spécifique ne saurait intéresser les commerçants. Aussi, elle devrait être maintenue pour les seuls organismes effectivement sans but lucratif, à vocation sociale ou éducative. Et pour ceux-là seulement intéressés par l'aspect qualitatif, les indemnités aux animateurs pourraient être doublées avec maintien du forfait des charges sociales.
Pour les commerçants (affichés ou cachés): régime de droit commun et code du travail.
Bien sûr la meilleure hypothèse est la seconde dans le projet finalisé de l'UFCV. Mais il ne faut pas négligé la première, car nous devons faire oeuvre de mixité sociale, concept tellement galvaudé de nos jours pours les grands théoriciens de la pédadgogie ministérielle.
Pour continuer dans la ligne de mon billet d'humeur, je voudrais que les pourvoyuers de lois, directives, règlementations, conseils et autres tracasseries ministérielles laissent travailler ceux qui avec encore de petits moyens défendent l'Education Populaire. Surtout qu'ils ne sont même plus les payeurs.
Mon grand père qui était auvergnat disait en patois : " Eh qui que paye et qui que commande " !