ON A TOUJOURS TORT D'AVOIR RAISON TROP TÔT

Outre les documents reçus afin que l’assemblée générale de Bouvines soit parfaite, la missive du secrétaire de l’Union m’a parue très intéressante mais je reviendrai plus loin sur son contenu.

Notre association se redresse semble-t-il lentement mais sûrement et c’est une bonne chose, que tous les acteurs en soient vivement remerciés.

Puisque je suis dans la distribution des bons points, j’ai beaucoup apprécié tous les efforts faits pour relancer d’une manière significative la vie associative et l’attention portée aux adhérents, même si quelques petites mauvaises habitudes perdurent.

Cependant, je trouve l’UFCV bien timorée et peu agressive sur le problème du volontariat de l’animation en ACM. Je sais pertinemment et j’ai bien conscience que le problème reste délicat mais aussi très complexe. Je crois que nous devons être beaucoup plus pressants avec le pouvoir politique actuel pour qu’il ne cède rien aux organisations irresponsables qui ont déstabilisé le secteur de l’encadrement des activités d’éducation populaire. Il faudra être très vigilant afin que les sociétés à but lucratif qui organisent des ACM soient totalement exclues des champs du contrat du volontariat de l’animation pour leurs salariés.

Si tel n’était pas le cas il faudra que l’un des initiateurs de ce grand mouvement social nous explique la compatibilité entre les valeurs de l’éducation populaire et celle du partage des excédents financiers entre actionnaires !

J’ai bien noté en ce qui concerne l’évolution du règlement intérieur « qu’aucun point inhérent à la structuration régionale et infra régionale de l’UFCV n’a été modifié……manque de temps pour organiser une consultation optimale des acteurs régionaux « .

  1. Est-ce à dire que ces structures posent un problème important ?
  2. Est-ce à dire que ces structures ne sont plus opérantes ?

Vous comprendrez facilement chers amis que je ne poursuivrai pas ce numéro de faux candide qui deviendrait ridicule, caricatural et de mauvais goût. Notre acuité visuelle à tous est assez bonne pour faire une lecture bien plus fine de ce message !

Mais alors, pourquoi mettre en marche précipitamment une procédure aussi lourde ( navettes diverses avec le Conseil d’Etat, etc. ) pour des modifications à la marge et un toilettage des « aspects désuets ou trop éloignés de notre fonctionnement actuel « ?

Je pense que nous devons avoir le courage de signer le plus rapidement possible l’acte de décès de la structuration régionale actuelle et d’en ouvrir le droit d’inventaire afin de reconstruire au plus vite un modèle d’organisation de tous nos acteurs de la subsidiarité territoriale plus en adéquation avec le fonctionnement actuel du management de l’association. Pourtant le législatif aurait dû donner le « tempo politique « à l’action et non l’inverse.

Nous avons bien, il y a deux années, fait une grave impasse institutionnelle !

Il n’est nul besoin de vous rappeler mes positions et votes sur ce sujet.

Alors pourquoi établir un point d’étape pour faire patienter les acteurs de l’institution ? Une seule grande modification du règlement intérieur aurait suffi, ce qui évitait un vote bloqué en assemblée générale. Une telle pratique parait toujours très désagréable en démocratie associative.

Je formule ardemment le souhait que la notion d’ » avenir « employée dans cette lettre pleine d’espérance ne soit pas synonyme de calanques grecques !

REYNAUD André Menton le 10 juin 2013

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