CHRONIQUE N° 8 D’UN ADHERENT UFCV 

                                             

 

  «  METAMORPHOSE ou RENOUVEAU ? « 

 

 

J’ai été très agréablement surpris par le fond et la forme de l’assemblée générale exceptionnelle de l’UFCV tenue à Paris le samedi 29 janvier 2011 convoquée afin de voter sur le tournant historique de notre association.

 

Sur la forme : elle a été managée avec un grand souci de clarté, de transparence et de pédagogie. Les présentations, les interventions et explications de la tribune, maîtrisées avec soin. Les deux  prises de parole avant le vote , celles du comité d’entreprise et de l’administrateur judiciaire, m’ont fait craindre un moment le pire quant au contenu qui risquait d’être un peu trop téléphoné, mais rien de tout cela. L’animation teintée d’humour et improvisée de la responsable du CE a été très appréciée, et je la pense empreinte d’une grande sincérité. Celle de l’administrateur judiciaire d’une grande intensité solennelle qui indiquait bien que chacun doit prendre ses responsabilités et qu’un paysage novateur et surtout bien finalisé devait sortir de cette AGE.

 

Sur le fond : j’étais très inquiet ,et ma chronique précédente se faisait largement l’écho de cette inquiétude. Le problème de la forme que prendrait la nouvelle structure, SCIC, GIE, EURL, ASSOCIATION ne me posait pas de problème particulier, même si j’eusse préféré que nous puissions rester dans le secteur associatif avec une très large participation des salariés à la gouvernance de l’Union. C’est une piste que les experts auraient pu explorer un peu plus afin d’approfondir la faisabilité ! Le choix de la SCIC a été fait et bien fait.

 

Mes réticences portaient sur le contenu de la convention qui allait organiser les liens entre les deux structures. En effet je craignais que, compte tenu de la temporalité, la composition de cette dernière allait être escamotée et qu’elle nous prive de l’élément essentiel à mes yeux qui nous permette d’exprimer en toute connaissance de cause, notre vote. C’est là que se situe ma grande surprise sur deux points :

 

-Le premier relatif aux items abordés dans cette anticipation de document contractuel. Ils ont de mon point de vue tous été listés et même quelquefois détaillés avec grand soin. Seul le point de la fiscalité reste en suspens et soumis à une expertise minutieuse des cabinets spécialisés. C’est un dossier très délicat.

 

-Le deuxième concernant l’esprit, et là se situe le plus important. Je craignais que la SCIC ne soit pas durablement et assez fortement arrimée à l’éducation populaire, l’économie sociale et solidaire et le fait associatif qui firent avec le temps la spécificité de l’UFCV.

 

Je ne peux que me féliciter de ces approches associatives et militantes et remercier celles et ceux qui ont contribué à l’élaboration de ces textes cruciaux. Les seuls bémols que j’apporterais, c’est la nécessité impérieuse d’avoir une unique gouvernance politique  pour les deux structures afin d’éviter des conflits de personnes inévitables – ce qui n’a pas été abordé -, et le flou sur la connexion, comités régionaux-scic.

 

TOUT serait parfait, si à juste titre le mot faisabilité ne précédait pas toutes les résolutions et si le déroulé de la mise en œuvre suivait à la lettre les textes votés.

 

S’il fallait modifier le titre de ma chronique, j’inverserais les mots et parlerais d’enfin un renouveau pour une métamorphose qui s’annonce !

 

 

 

 

REYNAUD André                                               Ste Foy-lès-lyon, le 31 janvier 2011.

                                              

 

              

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