CHRONIQUE N° 9 D’UN ADHERENT UFCV 

                                                   «  UNE TRES VIVE INQUIETUDE  « 

 

Après ces 18 mois de silence qui ont suivi ma dernière interrogation épistolaire « UFCV METMORPHOSE ou RENOUVEAU ? «, Il était convenable de laisser aux nouvelles équipes du temps pour mettre en place et en œuvre les diverses réformes proposées pour assainir et redonner un élan à notre vénérable institution.

 

Comme à chaque fois avant une assemblée générale importante qui propose des votes décisifs et cruciaux nous recevons tous ( plutôt un certain nombre ) une quantité importante de manifestes des uns et des autres  tous bien argumentés, charpentés et dignes d’être lus. Bien évidemment nous avons reçu les documents officiels  ( rapport moral et d’activités, candidatures, propositions de délibérations, etc.… ).Je mettrais un bémol de taille. Nous ne recevons jamais spontanément le rapport financier. L’adhérent à jour de sa cotisation doit toujours le quémander !

 

J’ai donc, avec tous ces apports, essayé de faire une modeste synthèse très personnelle. Sincèrement j’ai éliminé les bruits de «  radio couloirs UFCV « ( une des plus vieilles radios associatives  de l’Education Populaire ) pour rassembler quelques points et réflexions importantes. Volontairement présenté d’une manière lapidaire car l’heure n’est plus au délayage technocratique inutile, et j’ai passé l’âge de faire des courbettes pour  glaner des voix  :

 

v      Les promesses institutionnelles et financières de l’AGE du 28 janvier 2011 n’ont pas été tenues car très mal évaluées en amont soit par manque de professionnalisme soit par opportunisme de tous ordre.

 

v      Les objectifs fixés sont très bons et proviennent d’une excellente analyse.

 

 

v      Le management mis en place est trop lourd, trop onéreux, totalement illisible pour la base salariale, associative et sociale. Il y a un étage de trop dans ce «  millefeuilles « ( nous n’avons plus les moyens financiers ).. 

             Doivent suffire, quatre régions, quatre directeurs régionaux, et par région un cadre par produit et un

             responsable administratif,  le tout coordonné nationalement par un DG, un DAF, un DRH. Je ne vois pas l’intérêt

            des  - codir, cordir, cozdir, délégués territoriaux, chefs métier, raf - et autres incongruités d’une «  usine à gaz « .

            Pour clore ce chapitre je ne serais pas REYNAUD André si je ne répétais pas inlassablement que je suis pour

            l’autonomie financière de ces quatre régions, pilotées par un politique régional de plein exercice et non par ces

            comités régionaux fantômes et croupions. Il va de soi qu’un CA national devrait,  avec  une autorité

            nécessaire mais  mesurée,  fédérer le tout.

 

 

v      Je n’éluderai pas le sujet délicat de l’indemnisation du Président national. De mon point de vue, il doit en plus du remboursement de ses frais recevoir mensuellement une indemnité forfaitaire égale au plus petit salaire brut mensuel de l’institution !

 

v      Par contre je me félicite du nombre important de candidats (18) qui postulent pour 13 postes  à pourvoir au CA. C’est la preuve que notre UNION, quoi qu’on en dise, a encore  les deux pieds solidement ancrés dans la vie associative et l’Education Populaire. Mais mon choix ira toujours vers une des cellules de base UFCV qui reste à mes yeux le comité départemental car au plus près de l’action de notre cœur de métier.

 

v      Nous devons impérativement rompre notre isolement et accélérer toutes les formes de regroupement, collaboration ou partenariat avec les autres acteurs de notre secteur d’activités.

 

v      Pour terminer, je constate  avec amertume  que, lorsqu’il y a plusieurs années nous avons mis en sommeil  le projet  du personnalisme communautaire de l’association pour faire monter en puissance  la modernité de l’entreprise par un management économique exemplaire, c’est un constat d’échec de cette vision qu’il faut établir!

 

 

 

REYNAUD André                                                                                   Sainte-Foy-lès-Lyon, le 13 juin 2012.

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